L’avent

Comme tous les ans, l’Avent ouvre une nouvelle année liturgique et nous propose de vivre un temps de veille et de conversion avant Noël. C’est ce que veut signifier la couleur violette des ornements liturgiques.

Au départ quand l’Église a développé ce temps liturgique de l’Avent au IVe siècle, il s’agissait surtout d’un Avent tourné vers la parousie (c’est-à-dire la fin des temps), qui avait pour but d’orienter le regard des chrétiens vers le retour du Christ. Le Concile Vatican II a voulu honorer cet aspect avec la préparation à Noël.

Ainsi, le temps de l’Avent comporte la mémoire des deux avènements du Christ : sa venue (future) dans la gloire et sa naissance (historique) parmi les hommes.

L’Avent suit ce « plan » si l’on peut dire :

– du premier dimanche d’Avent au 16 décembre, c’est l’aspect Parousie qui primera et vous le remarquerez particulièrement dans l’évangile du 1er dimanche : « Telle sera aussi la venue du fils de l’homme … » ;

-du 16 au 24 décembre, c’est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec les évangiles qui précèdent la naissance du Christ : les trois annonciations (les annonces de l’ange à Zacharie, le père de Jean-Baptiste ; à la Vierge Marie, et à saint Joseph), la nativité de saint Jean-Baptiste, le Magnificat de la Vierge, etc.

Trois personnages bibliques principaux traverseront notre Avent :

– Le prophète Isaïe dans l’Ancien Testament : selon une tradition assez ancienne, on lit pratiquement en continu le livre du prophète Isaïe, puisque chez lui, plus qu’un autre, se trouve la figure du Messie qui doit venir, aussi bien dans la chair que dans la gloire.

Saint Jean-Baptiste et ses appels à la conversion : le Messie de Dieu ne s’accueille que par un coeur ayant le désir de se convertir à sa parole. Il incarne bien l’esprit de l’Avent puisque c’est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’Agneau de Dieu, le Christ.

Et enfin, la Vierge Marie : c’est le temps où son rôle est particulièrement illustré à travers les lectures. Elle accueille la présence de son Seigneur et dans l’Esprit Saint, elle ouvre à nouveau la porte du Salut à toute l’humanité. Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, préfigure l’Église, qui attend son Seigneur.

Il importe donc que nous demandions à ces trois figures de vivre le temps de l’Avent, en paroisse, avec ferveur, car il est un temps de renouvellement de notre vie chrétienne dans l’attente de la Venue de Jésus.

Père François Roullière