Confiance et vigilance !

    Ces deux mots peuvent orienter notre existence, avec tout ce que nous pouvons vivre en ce moment. « De tout cœur, mets ta confiance dans le Seigneur. Reconnais-le dans tout ce que tu fais et lui, il guidera tes pas » (Pro. 3, 5-6).  En fait, la confiance, c’est d’abord celle de Dieu à notre égard, c’est celle de nos proches, des personnes qui nous aiment et nous soutiennent. Le Seigneur, d’une certaine manière nous confie les uns aux autres : frères et sœurs, mari et femme,  parent et enfants, ami, éducateur ou en formation, peuple chrétien et évêque, prêtre, diacre. C’est dans le don réciproque, la vérité de nos relations, que peut s’exprimer une vraie confiance.

     Mais cette attitude ne va pas sans une vigilance vis à vis de soi-même, comme par rapport aux autres. La prière du Notre Père se termine par ces mots « Délivre-nous du mal ». L’humanité est capable du meilleur comme du pire. Même chaque baptisé, même l’Eglise en ses membres, en ses responsables, peut être cause de lourdes fautes, de péchés graves, aussi bien en actes que par son aveuglement. Soyons vigilants les uns avec les autres. Ne nous cachons pas le risque du mal, du tort fait à autrui ! En veillant avec lucidité, sur nous-mêmes, sur nos familles, sur nos communautés chrétiennes et ses pasteurs, nous serons transformés par le salut de Jésus Christ qui délivre du mal et ouvre à la vraie joie.

Père Robert Daviaud