L’édito du curé

Action de grâce à Dieu et merci fraternel !

 

Merci à Samuel Lambert, Laïc salarié pour la pastorale des jeunes. Je souligne son dynamisme pour coordonner la préparation à la Confirmation sur le Doyenné, son endurance confiante par sa présence fidèle au collège et au lycée public, enfin sa participation avec son épouse Marie Laure, au GAJ (Groupe musical pour l’animation des messes, surtout avec des jeunes) Bonne route et bonne reconversion professionnelle !

Un merci très diversifié à vous tous et aux personnes, aux groupes rencontrés et accompagnés

  • J’ai en mémoire d’abord des visages de tous âges, heureux ou malheureux, joyeux ou souffrants… des visages rayonnants, animés par une foi vive et une grande confiance, à l’intérieur même de difficultés considérables ou bien même à l’approche de la mort. Dans notre région, il y a vraiment de très belles figures de sainteté.
  • Je tiens à évoquer les multiples groupes de chrétiens dans lesquels j’ai exercé mon ministère de prêtre. Les plus réguliers ont été les groupes de préparation au baptême, une équipe Foyers Notre Dame, les équipes d’Action Catholique Ouvrière, le groupe d’étude de l’évangile, la communauté « Foi et Lumière ».
  • Un merci tout spécial aux prêtres avec qui j’ai œuvré pendant 6 ans. Je pense d’abord au père Patrick Péridy, au père Vincent Lautram, à Paul Soulard qui est décédé et bien sûr depuis 4 ans, l’Abbé Jean Vrignaud, l’Abbé Alexandre Marie Robineau et l’Abbé Gérard Guérin. Je pense aussi aux deux diacres, Gérard Retailleau et Patrick Point. Il faut ajouter les personnes qui sont salariées au service de la mission, Stéphanie Cominges, LEME pastorale de l’enfance) et Carmen Perez (secrétaire) Il me faut ajouter de suite les dizaines voire les centaines de chrétiens qui d’une manière ou d’une autre vivent leur foi dans des services de bénévolat au sein des paroisses, ou dans des responsabilités au cœur de la société.

Deux interrogations que je me pose à moi prêtre, mais qui peuvent être posées à chacune de nos communautés :

  • Ai-je servi l’essentiel, comme curé ? c’est-à-dire ai-je vraiment conduit le peuple chrétien à Jésus Christ. Ai-je, avec tous les acteurs des deux paroisses, contribué à mieux le connaître et à le faire connaître, à mieux l’aimer et à le faire aimer, à le suivre effectivement sans hypocrisie ?
  • Ai-je su aimer suffisamment, c’est-à-dire porter l’amour de Dieu auprès des gens, faire œuvre de communion, me rendre proche des plus démunis, des malades ?  Combien de visites aurait-il fallu faire ! Mettre les pauvres au centre de l’Eglise et de la société comme nous y invite notre évêque Mgr Jacolin ?

Merci de tout cœur à toutes et à tous. Je vous confie au Seigneur de la Vie. Bonne route avec votre nouveau curé l’Abbé François Roullière et la nouvelle équipe !

p. Robert Daviaud, le 23 juin 2019

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« Lève et toi et marche »

Christ est vivant ressuscité! Il s’est levé d’entre les morts. Chacun de nous, nous sommes pris dans ce mouvement qui nous fait passer de la mort à la vie, du malheur au bonheur, du découragement à l’espérance. Bien des fois, Jésus a permis ainsi à des gens de se relever et de repartir d’un bon pied.

Le Christianisme est la religion du salut, de la rédemption. J’aime bien le récit de la guérison du paralytique (Mt 9, 1- 8). Jésus associe par avance cet homme handicapé à sa résurrection. Il lui dit d’abord « Courage, mon enfant ! Tes péchés sont pardonnés » puis : « lève-toi, prends ton brancard et retourne chez toi » « à l’instant même, l’homme se leva, prit son brancard et s’en alla chez lui en glorifiant Dieu »

Il s’agit d’une guérison qui touche l’ensemble de la personne. Au matin de pâques, se réalise la dernière phrase du Notre Père : « Délivre-nous du mal ! ». C’est comme un redépart, un temps nouveau. La mémoire du mal reste. La blessure demeure, les traces des clous marquent à jamais le corps glorieux de Jésus. L’ancien paralytique s’en va avec son brancard, signe du mal qui l’a touché, signe de la blessure qui demeure. Mais c’est le sursaut de la vie, l’ouverture à un nouveau chemin qui l’emporte. C’est tout le fruit du pardon des péchés, tout le dynamisme de l’expression « lève-toi et marche ! »

En cette fête de Pâques 2019, notre Eglise et chacun de nous, nous avons bien besoin d’entendre l’invitation de Dieu, au repentir, à l’accueil du pardon et de la grâce, en vue d’un profond renouvellement. Evitons le piège de la contagion du mal, qui, devant les déviations scandaleuses de certains membres du clergé, peut nous entraîner, non sans raison, à douter de l’Eglise, « Corps du Christ Ressuscité » et même à abandonner l’acte de foi au Sauveur de l’humanité.

Que la contagion de la joie de Pâques l’emporte dans notre cœur ! Que nous soyons porteurs de vérité, de justice, de beauté et de paix. Prions pour les personnes qui souffrent, les victimes du mal, pour celles et ceux pour qui la vie est rude en ce moment ! La Vierge Marie est à nos côtés. Avec toute l’Assemblée du ciel, elle prie Dieu le Père pour nous. Que l’Esprit de son Fils ressuscité vivifie et transfigure chacune de nos existences et chacune de nos communautés !

p. Robert Daviaud Avril 2019

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« Seigneur,  délivre-nous du mal »

Cette demande termine la prière du « Notre Père ». Nous implorons Dieu de nous protéger du Mauvais, de Satan, pour que l’esprit du mal n’ait pas de prise sur nous. Tout le temps du carême nous incite à demander à Dieu la force et la joie de la conversion. De par notre baptême, nous sommes élevés à la dignité d’enfants de Dieu capables d’accueillir la délivrance et le salut.

Laissons Dieu « scruter » notre vie, pour y discerner les merveilles qui s’y accomplissent mais aussi pour faire apparaître le mal dont nous pouvons êtres les responsables ou les complices.

  • Le mal dans notre personne. Au delà de la culpabilité,  avec lucidité, quel est le péché qui marque mon existence : Le mal que je peux m’infliger à moi-même, le tort fait à autrui, l’oubli de la prière et de l’union à Dieu ?
  • Le mal dans l’Eglise. La dernière demande du « notre Père » n’est pas qu’individuelle, mais nous concerne nous tous. L’actualité ne cesse de mettre l’Eglise devant le mal surgi en son sein avec la pédocriminalité. La douleur des victimes ne nous laisse pas tranquille et nous met devant l’ampleur du scandale.
  • Le mal dans la société. Où va notre pays ? qu’est-ce qui entraîne à la destruction et au refus du vivre ensemble, à la haine et au mensonge ?  Comment identifier les maux pour mieux les soigner, dans l’écoute, le dialogue, la sortie de l’égocentrisme, le sens de l’engagement et du bien commun basé sur la justice et la reconnaissance. ?

Le christianisme est la religion de la rédemption, de la victoire de Jésus Christ sur le mal condensé dans l’expérience pascale. Oui ! Seigneur délivre-nous du mal et de l’influence du Mauvais ! Que l’Esprit Saint nous anime pour une vie confiante et un monde de justice, de paix et de joie !

Comme nous l’entendons à chaque messe,  « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons  le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, Notre Sauveur »

Bien des évènements contribuent à stimuler notre route vers Pâques. Ce bulletin en fait l’écho. Soutenons-nous les uns les autres dans la ferveur croyante et dans le courage du témoignage au jour le jour !

p. Robert Daviaud Mars 2019

Ténèbres et Lumière

Bon Noël  et  Bonne Année 2019 !    

(Editorial, journal de la Mission Ouvrière Vendée)

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9,1) Pour les croyants, cette lumière représente la personne même de Jésus Christ, venu sur terre il y a un peu plus de 2000 ans. Il est la lumière qui brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

La réalité de la vie d’aujourd’hui nous oblige à oser regarder au cœur des ténèbres, même si nous restons conscients de toutes les belles choses que nous pouvons rencontrer. Comment faire pour que les ténèbres ne nous arrêtent pas ? Ténèbres d’un monde où la question sociale revient en force, avec de terribles inégalités et le sentiment de déclassement de beaucoup. Ténèbres de la haine et de l’individualisme qui renferme sur soi ou sur son groupe et qui peut conduire à une extrême violence. Ténèbres pour les victimes des abus sexuels, marquées à vie par les actes  de leurs agresseurs ; des prêtres et l’Eglise pour une part se sont rendus coupables  de faits gravissimes. Ténèbres à  cause d’une santé défaillante ou bien vu les tensions, les conflits, le manque d’amour,  les solitudes de l’existence.

Où crèches-tu Seigneur ? J’aime bien cette interrogation du message de la mission Ouvrière cette année.  La crèche, elle est partout où des personnes souffrent, désespèrent,  luttent, se relèvent. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » Les ténèbres sont toujours là. Le Christ Lumière les fait d’autant apparaître, mais pour mieux les combattre. Dans la nuit, le Christ dévoile le mal et surtout il ouvre un chemin de vérité et de vie.

Le 8 décembre dernier, s’est vécue la célébration de la béatification de 19 martyrs d’Algérie. Je me permets de mettre en évidence l’un d’eux : Michel Fleury, moine assassiné à Tibhirine. Il est originaire de Loire Atlantique. Avant d’entrer dans la vie contemplative il a été dix ans dans la famille du Prado, partageant la condition des travailleurs les plus démunis à Lyon puis à Marseille. Membre d’une équipe ACO, il partage au plus près le travail et les engagements syndicaux qui en découlent. Homme simple et silencieux, il a su incarner la présence humble de l’enfant Jésus au milieu des plus pauvres. Animé d’un fort sens de la prière dans une union forte au Christ et à l’Esprit créateur et sauveur, il se sent appelé à la vie contemplative qui l’amène à témoigner de la fraternité au cœur du peuple algérien et à l’épreuve d’une mort violente. En fait, malgré les apparences, les ténèbres n’ont pas arrêté la lumière d’une vie donnée pour Dieu et pour autrui !

Accueillons dans nos existences, dans nos familles,  dans nos lieux d’engagement, dans nos équipes ACO, ACE, JOC, … cette luminosité de la fête de Noël. Où crèches-tu Jésus aujourd’hui ?  Sommes-nous avec toi, artisans de justice, de paix et de joie ?

Robert Daviaud, Curé Doyen  (06-12-18)

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Ténèbres et Lumière

Depuis quelques mois, la vie de l’Eglise est marquée par la révélation d’abus sexuels sur des mineurs perpétrés par des prêtres. Dans notre diocèse, la parution de deux livres nous a ouvert les yeux sur cette terrible réalité et nous a poussés à oser regarder au cœur des ténèbres.

L’évêque de Vendée, Mgr François Jacolin, s’exprime ainsi dans un récent communiqué : « Dans la période allant de 1950 à 1979, certains prêtres ont failli gravement en commettant des gestes inacceptables, sur les enfants qui leur étaient confiés dans le cadre du petit séminaire de Chavagnes en Paillers ainsi que dans le cadre de l’Institution Saint Joseph de Fontenay le Comte. Notre pensée va avant tout vers les personnes victimes de ces prêtres lorsqu’elles étaient enfants. Les meurtrissures morales et spirituelles de tels gestes les ont blessés pour toute leur vie. Au nom de l’Eglise, je les assure de notre plus profonde contrition pour ce que certains prêtres leur ont fait subir et je leur demande de croire que nous cherchons à leur rendre justice… »

Une douzaine de prêtres sont concernés. Deux encore en vie viennent d’être suspendus provisoirement de tout exercice public du ministère, dans l’attente d’un jugement définitif de l’Eglise. Aux yeux de la justice civile, les faits, bien que solidement établis, sont prescrits. L’évêque termine ainsi : « La grande majorité des prêtres qui ont exercés dans les établissement concernés n’ont pas commis d’actes pédo-criminels envers les enfants qui leur étaient confiés et la plupart n’ont pas eu connaissance des agissements de certains de leurs confrères :  il serait injuste de tous les accuser en bloc. Encore une fois, je tiens à demander pardon pour les victimes de ces quelques prêtres. Soyons tous vigilants, prêtres tout d’abord, mais aussi éducateurs et familles, pour que de tels actes pédo-criminels ne puissent se reproduire aujourd’hui »

Les prêtres qui ont commis des agressions sont pour la plupart morts, mais leurs victimes sont toujours vivantes et portent durablement en elles les marques de ces blessures. Que leur douleur puisse nous atteindre !  Leur écoute est essentielle quand elle est possible. Comme le dit Saint Paul « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1Cor 12,26)

Le pape François dans une lettre aux Communautés Chrétiennes parle de trois sortes d’abus : l’abus sexuel qui touche à l’intégrité des enfants et des personnes, l’abus de pouvoir quand on étend son emprise sur autrui et que l’esprit de corps empêche de voir ou bien dissimule des actes gravissimes, l’abus de conscience quand on manipule quelqu’un sans respecter sa liberté profonde. Des prêtres mais aussi l’Eglise pour une part se sont rendus coupables de tout cela. Bien sûr, cette réalité n’empêche pas de voir les prêtres et les innombrables chrétiens qui vivent sur un chemin de sainteté.

En ce temps de l’Avent et de Noël, je ne peux m’empêcher de méditer ces deux extraits de l’Ecriture : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9,1)   « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous »  «  Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde »  « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » Dans la nuit, que le Christ Lumière dévoile les ténèbres et le péché et surtout qu’il ouvre un chemin de vérité et de vie ! 

Il paraît bon d’indiquer ici le courriel de la cellule d’accueil et d’écoute pour les victimes mineures d’abus sexuels : paroledevictimespaysdeloire@gmail.com.

Prier et Jeûner : A l’appel du Pape, nos deux paroisses proposent en lien avec tout le diocèse, une journée de jeûne et de prière le Vendedi 7 décembre, avec une veillée de prière à 20h en l’église de Treize Septiers.

Les prêtres  des deux paroisses, nous restons à votre disposition si vous souhaitez échanger à ce sujet.

Père Robert Daviaud, Curé Doyen  (21-11-2018)