Père Marie-Joseph Seiller

« Au service du Corps du Christ »

50 ans de sacerdoce ! Voilà ce que je viens de fêter avec ma famille, et avec des paroissiens de diverses paroisses où je suis passé. Il y a 50 ans, j’avais 25 ans. C’était en 1969.

50 ans de grâces, 50 ans de vie dépensée au service de l’Église et de ceux que le Seigneur m’a fait rencontrer. Avec le recul, je me dis que j’ai eu vraiment raison de me lancer dans ce pari fou : répondre à son appel.

Je suis né à Vendrennes, là où mon père était instituteur dans l’enseignement catholique. Avec ma mère, ils ont voulu fonder un foyer chrétien au service des autres. Ils ont eu 10 enfants, je suis le premier. Ma vocation est née à leur contact dans une paroisse vivante. Parti au séminaire dès l’âge de 11 ans, j’ai apprécié le séminaire des Herbiers qui a sauvé notre liberté de réponse. Après être sorti de France, avec la coopération en Côte d’Ivoire, ma vocation s’est précisée au coeur des temps mouvementés de mai 68.

Dès le départ, j’ai été orienté essentiellement vers les jeunes, avec les mouvements d’action catholique et les aumôneries des collèges et lycées, spécialement en public, puis l’aumônerie des étudiants de Vendée et le service des vocations. Avec des moments très forts comme Lourdes, les JMJ de Paris ou de Rome, les pèlerinages au Mont St Michel. J’ai toujours eu confiance en la jeunesse, et j’oeuvre pour que toutes les générations gardent contact avec elle.

Puis à 60 ans, Mgr Santier m’a demandé d’être curé de paroisse et doyen à Pouzauges. Grande découverte ; éprouvante, étant donné l’ampleur de la tâche ; mais le Seigneur m’a soutenu et fait découvrir des frères et soeurs laïcs qui ont porté avec nous, les prêtres, la mission. J’ai découvert qu’il nous était demandé, comme prêtre, de vivre une paternité spirituelle ! Père d’une communauté pour qu’elle vive

elle-même l’expérience d’un Dieu proche, au plus près de leurs engagements. Cela a été une grande lumière pour nous tous.

À la suite de cette expérience, à 67 ans, j’ai été nommé directeur du centre spirituel de Chaillé-les-Marais, où j’ai vu la soif spirituelle de personnes très diverses. Les propositions étaient nombreuses et variées, les sensibilités chrétiennes différentes se côtoyaient et apprenaient le dialogue. C’était aussi un lieu important d’accompagnement spirituel. En même temps, j’étais vicaire épiscopal pour les doyennés de Fontenay le Comte, Luçon et Talmont : une tâche de collaboration avec notre évêque et de soutien des communautés locales.

Que m’est-il demandé maintenant ? D’abord d’accompagner les jeunes qui pensent au sacerdoce, dans le séminaire interdiocésain de Nantes. Un rôle de discernement avec les jeunes. Ils sont 40 jeunes présents, originaires des Pays de Loire et de l’Océan Indien ; 9 d’entre eux sont reliés au diocèse de Luçon. À Montaigu, nous avons la chance d’en recevoir 2 pour leur formation pastorale.

Pour mieux rester en lien avec la Vendée, Mgr Jacolin m’a demandé de venir rendre des services, le samedi et le dimanche, pour les deux paroisses, Saint Martin de Montaigu et Notre-Dame des Trois Provinces. C’est avec joie que je rencontrerai vos communautés et les prêtres et diacres qui les servent ; même si ce sera limité, les eucharisties du samedi-dimanche sont des moments forts de la construction du Corps du Christ que nous formons. Prions les uns pour les autres, et aidons à annoncer au monde d’aujourd’hui, l’Évangile que nous redécouvrons sans cesse, avec la grâce de Dieu.

Père Marie-Joseph SEILLER.